Caracas, 29 janvier, percussions.

Iziel m’invite à sa leçon de tambours afro-caribéens du mercredi. Le soir tombe sur la terrasse du centre culturel. De grands arbres touffus, des oiseaux, pas une tour ni un taudis à l’horizon, pas une autoroute, même pas le bruit d’une voiture. Que c’est bon ! Ils sont douze apprentis autour du professeur, celui qui dirigeait le concert l’autre soir sur cette même terrasse. 70 ans, un corps de gymnaste, quelque chose qui aimante l’attention. Après un quart d’heure d’exercices d’étirement et d’échauffement, les apprentis prennent les tambours entre leurs jambes. Des retardataires comme d’habitude. La ponctualité n’est pas le fort des Vénézuéliens. Ils sont maintenant une quinzaine. Les exercices se compliquent, deux percussionnistes arrivent, la leçon s’achève en un concert improvisé, la nuit est tombée. Deux heures ont passé. Personne n’a envie de partir.
